June 5, 2010 - 2:54am — adderskin
Stirring deep within the mind,
An evil creature you shall find,
This thing it goes by the name of Love,
And takes the form of a snow-white dove,
Many emotions this creature will spark,
Bull-dozing through, yet leaving no mark,
Instead, it builds spiked walls around the heart,
For Love and Jealousy will not part.
Love will never leave us be,
It clouds our judgement and what we see,
Love is a creature, fearless and bold,
It will not leave us even when we grow old.
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Any one want to critique?
June 5, 2010 - 12:19am — Balkis
Il advint que, par une nuit claire, Chaman s’éveilla et entendit une voix qui l’appelait dans les roseaux : « Chaman, Chaman… ». Se hissant sur ses pattes grêles et clignant des yeux, il quitta le flanc maternel et s’approcha de l’étang, prenant bien garde à ne pas réveiller les biches vénérables, mères de la Harde, qui sommeillaient non loin des berges. Et il poussa du museau les longues tiges frémissantes, et chercha qui lui parlait d’une si furtive manière. Lorsqu’il se pencha sur l’eau, il fut frappé de voir combien les champs des dieux avec tous leurs feux s’y reflétaient clairement, semblant si proches. « Chaman, Chaman… » Entendit-il à nouveau, bien que cette fois, le faon fut clairement convaincu que la voix ne venait plus du lieu où il se tenait, mais bien de son propre esprit. Il faillit pousser un cri, croyant articuler une réponse, car bien qu’étant mort à l’humanité, il n’avait cependant pas oublié la langue qu’il parlait autrefois ; mais il se contint et regarda derrière lui. Son vagissement étouffé n’avait éveillé personne, n’avait pas même interrompu les grenouilles qui, dissimulées sous les tortueuses racines des saules, déroulaient dans les ténèbres leurs litanies sans fin.
« Me voici. » Pensa le faon, car sa mère lui avait dit un jour que les dieux et les êtres des bois ne sont point sourds aux paroles muettes. « Fléchis la patte Chaman, dernier-né de la Harde des Clairvoyants. » Répondit impérieusement la voix dans un bruissement de roseaux. «Fléchis la patte et courbe le col, car tu foule ici un sol que j’ai rendu sacré. » Alors, plein de crainte, le faon s’inclina sur ses pattes de devant et toucha la terre du front. Lorsque ce fut fait, la voix continua : « Bienheureux celui qui s’humilie devant les dieux sans les avoirs vus de ses yeux.